Les dates limites de consommation sont une des raisons pour lesquelles les Américains gaspillent jusqu’à 40% des produits alimentaires. Une étiquette imprimée dans une usine ne peut pas dire si un aliment est véritablement périmé ou non, ni s’il est resté trop longtemps au soleil pendant le transport par exemple. Et si l’emballage lui-même pouvait évoluer avec les aliments ? Dans un laboratoire basé à San Francisco, une équipe a développé de nouveaux emballages biologiques qui peuvent détecter les problèmes de sécurité alimentaire. « Nous incorporons des mécanismes qui détectent la détérioration et qui contrôlent la chaîne du froid », explique Viirj Kan, PDG de la start-up, appelée Primitives. Kan et la cofondatrice Noa Machover ont développé la technologie de détection alors qu’ils étaient étudiants au MIT. Bien qu’elle ait de multiples applications, ils y ont vu un potentiel particulier car ce nouveau matériau est compostable. Le plastique en couche mince standard – le matériau utilisé dans les sachets, les sacs et les emballages – ne peut pas être facilement recyclé car il est constitué de plusieurs couches de plastiques qui ne peuvent pas être séparées. Ici, en plus de permettre aux gens de consommer leurs produits jusqu’à ce qu’ils ne soient véritablement plus consommables, cette startup offre une alternative compostable aux emballages plastiques.

https://www.fastcompany.com/90461361/this-compostable-packaging-can-tell-you-when-your-food-is-going-bad